dimanche 23 février 2014

Notre engagement n° 6


Se réaliser à Metz, c’est réaliser l’engagement n° 6 : construire une métropole au cœur de l’Europe.

L’attractivité de notre ville passe par des politiques publiques d’agglomération fortes et coordonnées, en faveur du développement économique, de l’innovation, du transport, de la culture, du sport) parce qu'il s'agit de peser sur la scène française et européenne.

Metz y prendra toute sa part, tel un « Phare » en :

-         Poursuivant la construction d’une agglomération forte et cohérente
-         En faisant de la culture et du sport -soutenus par de grands équipements- des atouts majeurs de l’attractivité de l’agglomération
-         En faisant vivre la Ville dans son environnement géographique et institutionnel européens

En ce sens, voici quelques actions concrètes :

-         Continuer la mutualisation des services d’agglomération entre Metz et Metz-Métropole (plusieurs services sont concernés– urbanisme, Culture, Tourisme, Transport et services administratifs généraux…), pour servir au plus près les demandes des habitants.
-         Renforcer le rôle d’outils d’attractivité existants de grande valeur ajoutée et ceux à venir : Centre Pompidou-Metz / Boîte à musique.
-         Affirmer Metz comme 1er acteur de la Grande Région grâce aux réseaux de Ville (Quattropole, Tonicités, Sillon Lorrain), pour renforcer des coopérations transfrontalières qui répondent aux besoins exigeants d’un bassin d’emploi et de vie transfrontalier étendu, et qui feront de la Métropolisation réussie un atout de rayonnement supplémentaire.
-         Mettre en place une Cellule municipale dédiée à la recherche de fonds européens pour soutenir nos projets messins, d’agglomération, métropolitains et transfrontaliers, pour affirmer, le destin évidemment européen de Metz !

Ensemble, organisés en réseau multi-niveaux, il nous sera possible de faire de Metz une des prochaines Capitales européennes de la Culture, bientôt ?
L’Europe à Metz et Metz à l’Europe, se situe bien au cœur de notre vision, de notre ambition et de notre action.
Nathalie De Oliveira

Une galette militante

Une Galette militante

L'année 2014 commence bien. Le nombre d'inscriptions des européens à Metz a progressé d'une centaine d'électeurs, plus de quatre mille inscriptions, toutes confondues en ce début d'année nouvelle, ce qui fait doubler le nombre de nouveaux inscrits pour Metz entre fin 2007 et fin 2014. Si la démocratie participative n’est pas un miracle, les six années écoulées d’efforts constants et déterminés pour dire l’importance cruciale de chacun dans la transformation de sa ville et la conquête d’une meilleure qualité de vie, ces efforts ont bel et bien produit des résultats heureux, réellement encourageants pour tous ceux qui n’ont pas peur de militer dans les cafés, les associations, dans les rues, aux portes mêmes ! Et les invisibles voient enfin le jour, chaque année davantage.

Les militants sont certainement des citoyens plus inquiets du devenir du Bien commun. Les Municipales messines auront été au coeur de leurs interventions et questionnements, ce jour, réunis en bureau de la section du PS portugais de Metz, tout autant que l’avenir de l’enseignement du portugais en Europe défaillant, la question du réseau consulaire amaigri, le devenir des associations culturelles et sportives dont plusieurs milliers résistent tant bien que mal aux exigences sociales nouvelles, pour ne citer que le plus discuté. Rien n’a échapé aux interrogations de la génération du Salto plus avertie et de ses enfants plus impliqués dans la chose publique car, une chose est certaine, 2014 ne sera pas l’année de l’abandon de portugalité.

Oui, l’année 2014 commence bien. Ici, pour la première fois, nos invisibles acquiert enfin une reconnaissance publique complète. Une maison et une salle de danse professionnelle abriteront désormais réunions et expressions artistiques et culturelles, à inaugurer au cours du 1er semestre. Cette bonne nouvelle ne pouvait ignorer la tradition du moment épiphanique, à défaut de l’étoile dans le ciel et du Bolo Rei, désormais introuvable car victime de son franc succès dans les chaumières notamment portugaises. Enfin, le souci de l’état du coeur présidentiel finit par l’emporter sur toute autre conclusion possible. Viva 2014!

Nathalie De Oliveira

mercredi 11 décembre 2013

Allons enfants de la Patrie !


Lusojornal,
Edition nº 153 | Série II, du 11 décembre 2013

mardi 8 octobre 2013

Geração Fantástica

Geração Fantástica

Nathalie de Oliveira, luso francesa residente em Metz, é a convidada deste programa.

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Geração Fantástica

Nathalie de Oliveira, luso francesa residente em Metz, é a convidada deste programa.

http://www.rtp.pt/play/p435/e128969/geracao-fantastica

Primeira Emissão: 19 Set 2013 

Duração: 32m 

Classificação: 

A Juventude e os Jovens na RDP Internacional.
O espaço da RDP Internacional dedicado à Juventude.
No Geração Fantástica falamos de Juventude e de Jovens.
Semanalmente trazemos ao programa conversas, músicas, projetos e sonhos de cá e lá ao juntarmos na RDP Internacional o sentir e o pulsar dos Jovens portugueses.

O Geração Fantástica é um espaço da RDP Internacional com produção e realização de Virgílio Luís Silva.

vendredi 27 septembre 2013

Intervention en Conseil municipal du 26.09.2013

Points 1 et 2

Monsieur le Maire,
Chers collègues,

Tout au long de ce mandat, nous avons travaillé avec conviction et détermination à transformer la Ville de Metz pour la faire entrer définitivement dans la modernité du XXIème siècle afin de rendre à chaque messin(e) la fierté d’être messin(e). Et Metz s’est transformée et en se transformant elle s’est animée à tel point que les autres villes de France et de Navarre, de la Grande Région et d’Europe découvrent et regardent avec étonnement ce qu’elle devient : une ville idéale à vivre où l’on trouve toutes les preuves réelles notre engagement initial.

L’une des preuves majeures de cet engagement initial: l’École, en majuscule et ses 73 minuscules, les 73 sites scolaires de Metz pour laquelle nous avons investi plus de 2 millions d’euros en travaux de rénovation pour l’année 2013, comprenant la création de cantines scolaires, l’installation d’ascenseurs partout où existent des classes CLIS. Le budget du périscolaire –est-il besoin de le rappeler- a été multiplié par 11 parce qu’il s’agit de donner les meilleures et les mêmes chances à chaque enfant des 9271 scolarisés de Metz. Ce budget vient, à nouveau, d’être valorisé fièrement dans le cadre de l’application des nouveaux rythmes scolaires afin de respecter le temps de l’enfant, celui de ses apprentissages, de sa vie.

L’effort continue et, à chaque étape, nous gagnons donc en qualité, notamment sur la pause méridienne avec ce projet d’animation Entr’Act que notre collègue Danièle Bori soumet à notre approbation pour les plus de 3100 enfants qui fréquentent quotidiennement les cantines de Metz.

Si cette rentrée fut particulière, c’est parce qu’elle signa le début d’une refondation historique de l’école et si les inquiétudes étaient légitimes, elles sont désormais apaisées. Pour preuve, la Ville est déjà au travail avec l’ensemble des acteurs éducatifs et culturels messins (rappelons que plus d’un tiers des enfants de Metz a déjà participé à un projet artistique) pour donner tous les « plus » possibles et indispensables à l’éducation de l’enfant par le sport, la santé les nouvelles technologies, le développement durable, la citoyenneté, la culture, en dehors du temps scolaire. Un nouveau PEDT – Projet Éducatif Territorial – est donc en marche. C’est le sens de cette Motion et des suivantes.

Les Services de la Ville et tous les acteurs socio-éducatifs n’ont pas épargné leur été pour tenir une promesse d’avenir reformulée récemment pour la France entière, cette promesse de liberté, d’égalité et de fraternité que doit notre école à chaque enfant. Promesse tenue à Metz. Merci à tous ceux qui y ont travaillé sans peur.

N. De Oliveira

mercredi 4 septembre 2013

De la valise en carton à la Cage dorée




Plus de cinquante ans après l’arrivée des hommes et des femmes du « Salto », la Cage dorée décrite comme une comédie douce, légère et sensible n’oublie aucun cliché lié à la vie des « Portos » de France pour incontestablement tous mieux les dépasser. La Cage dorée vient remettre en cause la discrétion voire l’invisibilité des Portugais de France et d’ailleurs.
Les loges des beaux quartiers parisiens « les Cages dorées » ne sont pourtant pas une simple toile de fond d’une comédie douce, légère et sensible, au hasard. Ruben Alves, son réalisateur se saisit de la question de l’identité culturelle des primo-arrivants qu’ont été nos parents et des « lusodescendants » que nous sommes, pour réussir avec habilité et poésie à restituer les joies et les peines de déracinés éternels, ces mêmes déracinés qui se nourrissent de l’espoir du retour, un jour, conscients néanmoins qu’il n’y aura pas de retour « de vez », pour tous. Cette vie d’immigrés européens est faite d’aller-retour, dans la filiation respectueuse de leurs ancêtres partis plusieurs siècles avant eux, sans oublier la centaine de milliers partie plus récemment.
Cependant, dans la Cage dorée, le tragique ne se situe jamais dans la sphère de confrontation culturelle mais bien sociale et la satire sociale que nous livre Ruben Alves est implacable de subtilités. Elle nous dit beaucoup de la France des 30 Glorieuses faites aussi des nôtres.
Au cinéma, on y pleure de rire face au supposé machisme connu des maris portugais pourtant au cœur d’une structure sociétale et familiale bien plus matriarcale qu’on veut bien le reconnaitre. Oui, tous les préjugés s’y succèdent même sur le mur de la chambre à coucher du couple Ribeiro décoré du portrait d’Amália Rodrigues, à celui des 3 petits gardeurs de troupeaux de Fátima, à la Cène du Christ et la passion du foot, allusion claire au 3 F – Fado, Fátima et Foot - caractéristiques de la société portugaise intra-muros de ces années-là.
Les préjugés du côté portugais exultent donc, sans complexe, à travers les personnages vivants de Maria et José, de Lurdes et de Carlos, de Rosa, etc. : commérages, grossièretés, morues et davantage, mais ceux du patron français lâche et de son épouse, bourgeoise inculte gentillette qui ignore que la révolution démocratique s’est faite avec des œillets rouges pour préférer des tulipes blanches ne sont guère épargnés. Ni même la figure de la grande bourgeoise insensible, aux grands foulards, celle qui asservit dans une apathie toute sérieuse.  
Pendant des décennies, l’espoir puissant enfoui du retour a tout accepté : l’indignité du voyage  du « Salto », dont les mains portaient une valise en carton pour les plus chanceux d’entre eux et rien ou presque rien pour tous les autres. Surtout, servir la bourgeoisie, « les patrons » c’était servir la France : le prix sacrificiel d’une vie meilleure pour eux et la promesse d’ascension sociale pour leurs enfants. Dès lors, s’incliner, en silence, devant les fleurs du patio commun était la moindre des choses.
Cependant, le choix de l’inversion sociale des rôles finit par dépasser le schéma classique de la lutte des classes. Les Ribeiro se rebellent non pas tant contre les patrons et les codes du  schéma social auquel ils appartiennent mais contre des valeurs piétinées par les leurs autant que par leur hiérarchie sociale : chaque mensonge, chaque ragot de l’entourage trouvent une réponse cinglante à la bonne nouvelle –secret de polichinelle-  de leur statut inattendu de nouveau riche, par héritage.
Nous avons lu les courriers pour eux comme Paula, nous les avons vu souffrir dans leur chair la pénibilité quotidienne de leur travail, nous ne nous sommes pas toujours vantés d’êtres des enfants d’ouvriers parce que nos camarades de classe pouvaient ricaner mais nous avons fréquenté l’école, la leur et la nôtre, celle de la République qui a fait de nous des petits français aujourd’hui distillés dans tous les corps de métiers, engagés en politique et si orgueilleux d’être aussi la France.
            La trame de ce film surprenant est aussi simple que la trajectoire sociale de leur vie : digne et courageuse. « Ser migrante é ter garras e asas de condor ». ¹
Pour ces quelques raisons majeures, la Cage dorée n’est pas un film communautaire dont la vocation est de faire rire in fine tous les membres des Communautés portugaises mais un film qui touche à l’universel. Un trésor de fiertés assumées, au cœur même des préjugés les plus ancrés dans nos consciences à tous. La valise en carton n’était pas uniquement l’histoire de Linda de Sousa mais de centaines de milliers de ses compatriotes qui ont rêvé de la France et qui l’ont rejoint pour en construire, avec dévouement, de grands morceaux.
C’est une belle histoire. C’est la nôtre, sans l’ombre d’un doute, que Ruben Alves a légitimé en lui rendant sa grandeur, une fois pour toute.
Ruben, bravo l’artiste !

Nathalie De Oliveira 
Lusojornal, Edition nº 139 | Série II, du 04 septembre 2013

¹ Isabel Mateus in Terra da Rainha, p. 181