vendredi 12 juin 2015

Adresse aux militants socialistes suite au Congrès de Poitiers des 5-6-7 juin 2015

Mes chers et chères camarades,

Née étrangère en France, de parents portugais, à la fin des années 70, je suis devenue française, sans rien nier jamais de ma première naissance. Je me souviens encore de ce moment singulier de l’arrivée de cette bonne nouvelle, où mon père ouvrier, sua toute sa fierté, en feuilletant le dossier de
naturalisation plusieurs fois et plusieurs jours et plusieurs mois, pour être certain que la France avait fait de ses enfants à lui, ses enfants à Elle. La signature bleutée de Mitterrand, même à l’aube de la signature électronique ne pouvait être autre chose sinon la vérité.
«C’est une chance, une belle chance pour toi et tous les autres et il faudra être à la hauteur de cette chance », dit alors mon père. Des femmes et des hommes, ayant fui misère et répression dans leurs pays d‘origine, ont vécu et vivent là, en France. En quête d’une vie digne, ils sont devenus ouvriers ou femmes de ménage en échangeant la promesse de la France contre leur force de travail. Dans le quartier Outre-seille, comme dans tant d’autres de notre pays, cette promesse s’appelait déjà l’École.

Si je vous adresse ces quelques mots personnels, c’est parce que l’histoire de cette petite fille d’un ouvrier portugais sans-papiers, arrivé à la fin des années 60 est aussi votre histoire, une histoire française. Elle est encore et toujours au cœur même de notre passion pour l’égalité. Une passion contrariée, blessée, à maintes reprises, mais intacte et prête aux combats féroces contre la bête immonde, de retour ! Notre histoire est fondée sur cette promesse que la France a faite aux siens et au monde : Liberté, Égalité et Fraternité. Parce que cette promesse m’a été tenue et généreusement, je milite pour qu’elle soit tenue à ceux qui sont nés français et à tous les autres. Cette promesse a fini par motiver et préparer chacun des combats associatifs ou politiques, les miens et les nôtres ; elle a motivé mon adhésion à notre Parti socialiste, au PS portugais que je représente aussi, et au PSE. Réhabiliter la grandeur du politique, au moment où nous devons construire de nouvelles fraternités, proposer de nouvelles politiques publiques, au creux de nouveaux territoires, toujours plus grands, c’est avant tout, attaquer les inégalités les plus discrètes voire invisibles mais dévastatrices, qui
séparent, qui piétinent, pire qui annulent notre destin commun. Comme vous, ma vie militante a continué de dépasser bien des frontières, pour être
digne finalement de la rencontre d’une pensée immense, celle de Jean Jaurès, et dont le message universel fait de cet idée qu’est le socialisme, une idée encore NEUVE !

Mes chers et chères camarades, vous êtes nombreux, ici, à défendre cette idée neuve, beaucoup d’entre vous désormais dans les oppositions locales, où le socialisme territoriale, après 2 séquences électorales échouées aurait pu périr, mais je sais votre force pour continuer notre engagement vis-à-vis de la promesse républicaine, ce mouvement d’émancipation puissant pour chacun et pour tous. Trop d’œillets fauchés, là-bas, et bien des roses piétinées, ici, à chaque droite qui passe. Puis, le 6 mai 2012 et la victoire de François Hollande pour renouer avec la promesse républicaine. Si celle-ci n’est pas encore tout à fait tenue, elle a cependant apporté quelques preuves incontestables de notre idéal, issu d’une triple force qui a fait notre identité et notre unité, tout au long de notre histoire, et de toutes les "tempêtes du moment".

Une triple force que je baptiserai celle des 3 C pour un avenir qui continue, ici :

C comme conviction dans l’idéal
Nos convictions ont porté des progrès incontestables à la France et à l’Humanité. L’esprit du 4 août 1989 a perduré pour changer la vie des citoyens, ne serait-ce que pour les laisser se séparer des déterminismes avec lesquels ils sont nés. Honorer l’héritage du Conseil National de la Résistance et tout ce que le XXème siècle fait par les nôtres nous aura donné, notamment dans la conquête de l'égalité homme/femme et la parité, de la protection sociale du début à la fin de la vie, abolition de la peine de mort, les 35h, le tiers-payant généralisé, la mutualisation de tous les salariés, etc. jusqu’ au Mariage pour tous – Merci Christiane Taubira-, la Loi Santé de Marisol Touraine et la Réforme de l’École de Vincent Peillon, Benoît Hamon à Najat Vallaud-Belkacem, sous notre gouvernance et vous savez ce que ces lois disent du chemin parcouru vers l’égalité réelle. Ces grandes avancées sont les nôtres et il faut déjà préparer d’autres preuves majeures de notre idéal : le vote pour les étrangers et la réforme fiscale, en autres !

 C comme combat dans le discours

Il n'y a pas de petites ou de grandes contributions aux avancées collectives, il n'y a qu'une volonté, quand les valeurs sont communes. Notre
discours doit s’ajuster à cette volonté. Nous n’avons pas une miette à laisser, à tous les sachants du néolibéralisme d’une part, et aux ventres populistes divers et variés d’autre part, surtout lorsqu’ils se rebaptisent chaque matin ou presque «Les Républicains». Laissons-les prisonniers de leurs guillemets et renouons avec la bataille des idées. Contre ceux qui discréditent la politique, à chaque prise de  parole, coupable d’encourager le processus de démolition éthique qui éclabousse régulièrement la classe politique, les militants et les élus que nous sommes doivent reconquérir l’estime et la confiance des citoyens. A les croire, il n’y aurait même plus d’avancée sociale crédible et, en plus, il faudrait rogner sur les acquis fondamentaux. C’est NON ! Nous allons expliquer aux citoyens ce qui est devant eux, pour eux, avec raison et passion. Puissent-ils ne pas se tromper de Marianne !

 C comme courage dans la méthode

Le courage, c’est ce renouveau que porte le Congrès de Poitiers. Le courage c’est choisir une nouvelle méthode de travail, que Jean Christophe Cambadélis vient de nous présenter, avec la détermination qu’on lui connaît. Le courage, c’est rénover nos pratiques pour faire de notre parti, un lieu ouvert du politique et pour la politique, sans être craint ou fuit. Le courage, c’est refonder nos Institutions car la question des institutions est au cœur de notre temps, si notre but est de faire une démocratie meilleure, avec les citoyens associés à la dureté de la tâche. A quand une VIème République ? Après les individus, après leurs représentants, le processus de démolition dont je vous parle s'attaque maintenant à l'Europe. Sans doute est-ce parce que les progressistes que nous sommes n'ont pas assez cru à ce projet universaliste ? L'Europe s'occupe mal de nous, parce que nous ne nous sommes pas assez bien occupés d'elle. Il est temps de donner toutes les chances à une démocratie européenne et aux peuples d’Europe, en rappelant la
France au cœur de l’Europe et l’Europe au cœur du monde. Sans vous, c’est impossible !

Mes chers et chères camarades, le courage c'est de se battre contre tous les processus de démolition, dans la conviction et le combat des idées. Dans cet effort commun, la justice n’est jamais perdue. Dans cet effort commun, je voulais vous dire ma fierté d’être des vôtres !

Oui, la France est une chance ! Oui l’Europe est une chance !

Oui, « le Parti socialiste est très beau nom », Oui « il faudra changer les têtes et dans les têtes », Oui, le 1er des Socialistes de France, Jean-Christophe Cambadélis pourra compter sur nous, pour rendre « le pain et les rêves »à ceux qui en manquent.

Vive les militants du Parti socialiste ! Vive le Parti socialiste !
NDO
 

Intervention en Conseil municipal du 28 mai 2015

Points 2, 3, 4 et 5 Petite Enfance

Subventions aux associations Famille et Petite enfance, Optimisation des établissements d’accueil,  Conventions de location de berceaux et Création d’un Multi-Accueil, Pôle de parentalité  

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

Une ville qui s’engage dès l’accueil des plus petits est une ville qui prépare son avenir, avec la plus haute conscience. Je salue le travail volontariste de Myriam Sagrafena en matière de petite enfance. Dès le berceau, la Ville de Metz s’engage à accompagner toutes les familles, de tous les quartiers. Ces 9000 euros complémentaires de subventions à Maison d’Anjou, à Tournicoti et à Gan Chochana prouvent la valeur des acteurs de la petite enfance, de leur qualité et de leur diversité. De Borny, en passant par le Centre-ville, jusqu’à Magny, en innovant sur la qualité de l’accueil et des activités.
La seconde Motion dit le degré de notre effort en harmonisant les règles des 14 Multi-Accueils municipaux et des 775 places d’accueils collectif ou au domicile, adaptés aux horaires de la vie des familles, souvent décalés ou atypiques (nuit) tout en améliorant le niveau de qualité de Service. Réussir une organisation pérenne qui réponde de la même façon aux exigences d’un accueil de moins de 20h hebdomadaires, occasionnel ou
à un placement d’heures maximales de l’enfant, pour assurer un accompagnement pédagogique le plus accompli est désormais en marche.
La troisième Motion sur le principe d’élargir le bénéfice de berceaux aux entreprises, aux institutions aux communes partenaires participe d’une intelligence collective nécessaire. L’identité de notre agglomération se construira sur ce type de solidarité mieux organisée. C’est participer à l’attractivité de ce territoire communautaire, c’est prouver que les familles sont au cœur de nos préoccupations, de nos débats, de notre ambition, de nos choix prioritaires et de nos progrès les plus évidents. Enfin, la création d’un Muti-Accueil de 30 places ainsi qu’un Pôle Parentalité aux Primevères, à Borny, dans un quartier en pleine transformation urbanistique et sociale est une preuve supplémentaire de notre confiance en l’avenir. Ceci pour répondre à une injustice criarde : 17,8% des moins de 3 ans vivent à Borny. ¼ seulement d’entre eux peuvent être accueillis et c’est donc deux fois moins qu’ailleurs sur Metz. Un point de rencontre et de travail commun indispensable voulu par les acteurs professionnels et les familles pour réaliser
un service de l’Accueil de référence. Il ne faut jamais oublier que :
« Il est plus facile de créer des enfants solides que de réparer des hommes brisés. » F. Douglass (abolitionniste noir).
C’est aussi notre mission et celle de Myriam Sagrafena, en tout particulier, dès les premiers mois de vie, à Metz. Son engagement et son action sont plus anciens
que cette petite année de mandat, dédiée à la petite enfance messine mais quelle grande année !

NDO

Intervention en CM du 28.05.15

Points 9 et 10 Culture
65ème Fêtes de la Mirabelle
RDVs Culturels

Monsieur le Maire,
Chers collègues,


Quelle joie de défendre ce programme culturel messin, riche de nouveautés et prometteur pour Metz, ville européenne ! Nous le savons, les retombées
médiatiques ne sont plus seulement régionales et il faut persévérer pour faire de Metz un lieu incontournable de la vie culturelle de notre déjà nouvelle Grande Région et transfrontalière ! La 65ème édition des Fêtes de la Mirabelle va faire des heureux de Metz et d’ailleurs. Si les traditions ont besoin d’être parfois bousculées, celles-ci restent respectées avec l’élection toujours attendue de notre Reine et de ses Dauphines, la parade et son corso fleuri inimitable grâce au talent renouvelé des associations que nous connaissons bien et dont on ne saurait se séparer, jamais !
Investir la Place d’Armes pour y installer le Village de la Reine mais aussi toute la ville pour la remplir d’arts vivants mais qui n’oublient pas le goût des bonnes choses de notre terroir.

De la musique, de la danse, du théâtre de rue, du cirque, etc., pour  faire une autre semaine de fête inoubliable, une fête enviée par d’autres villes. Nul doute que nous n’aurons pas 75000 visiteurs mais plus de cent mille visiteurs pour cette édition 2015.

Aussi, tous les autres RDvs culturels font l’orgueil de notre Ville. Si la Culture est tout ce qui nous reste, lorsqu’on a tout oublié et qu’elle fait autre chose de nous que de petits accidents de l’Univers, celle-ci ne s’hérite pas non plus, celle-ci se conquiert. André Malraux a encore et tellement raison. Dans cette conquête, la culture émancipe et élève ! Metz et sa politique culturelle offre cette chance, au plus grand nombre et il faut le dire, le revendiquer même ! Oui, nous sommes fiers d’être messins, si fiers d’aimer la culture à Metz ! Trois moments phares avec le Festival « Ondes Messines, Hop Hop Hop et la grande semaine des Fêtes de la Mirabelle réinventée et réenchantée. Trois mois remplis de
concerts Grand public, avec IZIA et CALI le 27 juin prochain pour commencer l’été comme il se doit. Des animations numériques et musicales, avec le temps pour les créations, pour les ateliers, pour les expositions. Plus que des animations, c’est une dose de vie supplémentaire et de couleurs que nous donnons à Metz. C’est faire des traditions de Metz l’occasion de rayonner, bien plus loin que ses remparts historiques.
Toutes les institutions culturelles de la Ville sont prêtes pour leur public, pour ouvrir leurs espaces avec près de 60 RDVs, à ne pas manquer. Des jeudis du Cinéma, des vendredis « Alors, on danse ! », des RDVs Musique en des lieux insolites (Porte des Allemands). RDV inédit, enfin, avec notre patrimoine millénaire pour finir un trimestre de culture partout et pour tous avec les Journées du Patrimoine le 21 septembre. Autant de chances d’élévation personnelle, autant de chances d’être ensemble, autant de chances de fraternité, sans laquelle rien n’est possible pour Metz et au-delà d’elle, ni aujourd’hui, ni demain. Merci à tous ceux qui ont œuvrer à cette programmation, les agents de la Ville et notre Adjoint à la Culture H. Lekadir, pour toutes ces chances !

NDO

Intervention en Conseil municipal du 28 mai 2015

Points 2, 3, 4 et 5 Petite Enfance


Subventions aux associations Famille et Petite enfance, Optimisation des établissements d’accueil,  Conventions de location de berceaux et Création d’un Multi-Accueil, Pôle de parentalité  


Monsieur le Maire,

Chers collègues,

Une ville qui s’engage dès l’accueil des plus petits est une ville qui prépare son avenir, avec la plus haute conscience. Je salue le travail volontariste de Myriam Sagrafena en matière de petite enfance. Dès le berceau, la Ville de Metz s’engage à accompagner toutes les familles, de tous les quartiers. Ces 9000 euros complémentaires de subventions à Maison d’Anjou, à Tournicoti et à Gan Chochana prouvent la valeur des acteurs de la petite enfance, de leur qualité et de leur diversité. De Borny, en passant par le Centre-ville, jusqu’à Magny, en innovant sur la qualité de l’accueil et des activités.
La seconde Motion dit le degré de notre effort en harmonisant les règles des 14 Multi-Accueils municipaux et des 775 places d’accueils collectif ou au domicile, adaptés aux horaires de la vie des familles, souvent décalés ou atypiques (nuit) tout en améliorant le niveau de qualité de Service. Réussir une organisation pérenne qui réponde de la même façon aux exigences d’un accueil de moins de 20h hebdomadaires, occasionnel ou
à un placement d’heures maximales de l’enfant, pour assurer un accompagnement pédagogique le plus accompli est désormais en marche.
La troisième Motion sur le principe d’élargir le bénéfice de berceaux aux entreprises, aux institutions aux communes partenaires participe d’une intelligence collective nécessaire. L’identité de notre agglomération se construira sur ce type de solidarité mieuxorganisée. C’est participer à l’attractivité de ce territoire communautaire, c’est prouver que les familles sont au cœur de nos préoccupations, de nos débats, de notre ambition, de nos choix prioritaires et de nos progrès les plus évidents. Enfin, la création d’un Muti-Accueil de 30 places ainsi qu’un Pôle Parentalité aux Primevères, à Borny, dans un quartier en pleine transformation urbanistique et sociale est une preuve supplémentaire de notre confiance en l’avenir. Ceci pour répondre à une injustice criarde : 17,8% des moins de 3 ans vivent à Borny. ¼ seulement d’entre eux peuvent être accueillis et c’est donc deux fois moins qu’ailleurs sur Metz. Un point de rencontre et de travail commun indispensable voulu par les acteurs professionnels et les familles pour réaliser
un service de l’Accueil de référence. Il ne faut jamais oublier que :
« Il est plus facile de créer des enfants solides que de réparer des hommes brisés. » F. Douglass (abolitionniste noir).
C’est aussi notre mission et celle de Myriam Sagrafena, en tout particulier, dès les premiers mois de vie, à Metz. Son engagement et son action sont plus anciens
que cette petite année de mandat, dédiée à la petite enfance messine mais quelle grande année !

NDO

Les urnes et le FN

Le faux drame œdipien frontiste de ces derniers jours aura été une énième tentative FN de faire du FN un parti fréquentable, voire compatible avec les

artères du corps républicain. Raté ! Les séquences électorales des Municipales 2014 et des Départementales 2015 le prouvent. Il n’y a pas eu de victoire FN pour affirmer et répéter à longueur de
Breaking Newsque le FN est le premier parti de France sinon la peur qu’il le devienne ! Pourtant, les bulletins, chaque fois plus nombreux, tombent dans les urnes, pour certains sans vouloir même passer par le secret et la souveraineté de l’isoloir, et défient la République. Que disent les
urnes ? Si le nombre d’élus FN parmi les 900 mille que compte la France depuis ses plus petites communes jusqu’à l’Élysée sont rares ou inexistants, le
maintien du vote FN s’affirme au second tour partout, à la campagne comme à la ville, dont 35% parmi les classes populaires.


Depuis les 5 millions d’électeurs du 1er tour de 2002, le FN a consacré, lors de la dernière décennie des efforts méthodiques pour feindre de quitter la
table du diable (racisme, xénophobie, antisémitisme, négationnisme, négation des droits de l’homme, islamophobie, haine de l’étranger banalisé, etc.) pour laisser s’épanouir une dynamique de dédiabolisation vis-à-vis d’électeurs désenchantés, voire désespérés qu’un certain paternalisme de gauche décrit comme des proies ou des victimes faciles. Idem du côté des centristes humanistes ou des verts n’ayant pas considéré ou analysé, à temps, les raisons motivées de ces votes pour convaincre du mensonge entier du FN. Conséquence : nous sortons inexorablement des têtes et des cœurs. Face à l’UMP sarkozyste qui s’adresse, sans états d’âme, à cet électorat diversifié frontiste dont la porosité avec le restant UMP n’est plus à démontrer, afin de préparer cyniquement sa réserve de voix de second tour présidentiel de 2017, nous devons
nous remobiliser pour empêcher l’installation pérenne du FN dans la vie politique française. C’est un devoir. C’est un combat. Mais quel combat ?

Un combat social et culturel. L’électorat attend des victoires sur la précarité de son quotidien. Le discours sur les valeurs ne peut plus suffire d’où l’impératif de cohérence de l’action gouvernementale, de sa victoire sur le chômage. C’est une société ouverte et solidaire qu’il faut faire vivre et non faire survivre. Pourtant, il faut définir tous nos devoirs et répondre, argument contre argument au FN, sans jamais oublier de donner des preuves de lutte contre toutes les crises. Vociférer contre les élites politiques et économiques, déformer le sens de la laïcité, vider les valeurs républicaines de leur sens, vomir l’Europe – plus de cent mille lorrains sont des frontaliers quotidiens : on leur ferme les frontières ? - ne constitue pas un projet politique crédible ni souhaitable !

Je ne sais pas qui a la larme à l’œil au sujet de la sortie bien calculée du chef « patriote » borgne, gonflé et trop endimanché dont la PME florissante familial périclite néanmoins ? Vous ? La maison tangue, à tel point que l’étranger –
va de retro satanas-, à l’Est, lui renfloue ses flancs bancaires. La tablée familiale FN n’a jamais eu que faire de l’émancipation des êtres que nous sommes, de l’égalité des genres, de l’égalité des chances, de la justice sociale et d’autres lanternes éclairant le travail des passionnés de la chose publique.
Certainement pas vous, chers lecteurs ! Vous, visés par la préférence nationale alors que vous êtes sciemment restés européens, dès les 1ers pas sur
le sol français !

Le FN est un ennemi de l’espoir, du progrès, de l’Europe, du peuple français, des autres peuples, du monde. Un ami du pire, de la fatalité qui cherche la reconnaissance institutionnelle, politique et démocratique, pour annuler en un rien de temps la possibilité de grandeur de nos chemins individuels et collectifs. Un cheval de Troie, qui a déjà entrouvert les portes de notre Cité. Si les urnes ont amplement dit le danger qui nous guette, nous devons rester très vigilants face au néant que propose le FN. Chacun de nous est responsable. A chacun d’être l’antidote qu’il doit contre le FN. Le mois de Janvier 2015 a été un de ces antidotes qui a rappelé ladignité pour laquelle tant de ceux qui font de nos jours des jours encore libres, dignes, justes et heureux, sont morts, les Charlies de 2015 et ceux des siècles passés. En vain ?

Le FN est un anti France, cette France qui a promis aux siens et à l’Humanité depuis ses Lumières, la Liberté, l’Égalité et la Fraternité. C’est un combat de tous les jours et c’est celui de chacun d’entre vous. Aux urnes, oui,  pour se donner la chance d’autres Lumières et non du néant FN.

Nathalie De Oliveira
In LusoJornal du 22 avril 2015.

Intervention en Conseil municipal du 26.03.15 - Points 7 et 8

Animation de la pause méridienne – Projet Entr'Act
Écolier au Spectacle

Monsieur le Maire,
Cher collègues,
 

"Et enfin il n'y a de progrès, pour nul écolier au monde, ni en ce qu'il entend ni en ce qu'il voit, mais seulement en ce qu'il fait."
Alain 

Cet extrait des Propos sur l'Éducation du philosophe Alain vient illustrer le travail visionnaire, patient, minutieux, efficace, chaque fois plus important pour chaque fois plus d'écoliers de la maternelle et de l’école primaire des enfants de Metz. Les Projets Entr'Act pour la pause méridienne, celui d'Écolier au Spectacle sont soutenus non seulement parce qu'ils enseignent mais aussi parce qu'ils impliquent les enfants, mieux encore les font agir
par eux-mêmes et pour eux-mêmes

Rien n'aura pu décourager notre collègue et les Services de la Ville dans le rôle pleinement et passionnément assumé des actions éducatives diverses et complémentaires du temps scolaire ou du hors temps scolaire. Ni les difficultés de la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires, ni le changement de ministres, ni même la préparation et l'avènement d'un PEDT n'aura affecté notre détermination à offrir les meilleures chances à nos enfants. Non rien de rien ! Le budget municipal annuel dédié à l’Éducation, c’est 3,5 millions d’euros dont 46 304€ alloués à chaque école pour organiser classes pédagogiques et sorties découvertes.

En ce qui concerne Entr'Act, les chiffres sont limpides : 3500 enfants déjà impliqués et bientôt 4320 enfants, c’est-à-dire, près d’un enfant sur deux, cibles d'actions décrites dans le présent paquet de délibérations dont des ateliers scientifiques, d’arts plastiques et d’arts graphiques, de projets TICS, des arts vivants mais aussi et surtout un point d'honneur accordé au "Vivre ensemble" pour apprendre à être solidaires et à fabriquer de la solidarité. Une majorité d’écoles 56 des 73 sont dans la boucle !

Ici, nous savons tous, que l'école reste le principal enjeu de l'organisation d'une société voulant se défaire de tous les germes de déterminismes et de tous les germes de fanatismes.

Aussi, soutenir les associations telles que la Ligue de l'Enseignement et l'Union Départementale des MJC de Moselle est important, je dirais même vital, pour notre Ville.

Vincent PEILLON avait raison : "Quand l'école avance, c'est le pays tout entier qui avance".
Merci Danielle BORI, d’avoir autant avancé pour Metz et pour le pays tout entier !

NDO

Intervention Conseil municipal de Metz du 26 mars 2015 - Point 5 (sans débat)

TCRM Blida Subvention européenne complémentaire pour le projet "Vers l'Infini et au-delà.

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

Je salue la beauté de l'opération artistique "Vers l'Infini et au-delà" porté par TCRM Blida, pour un montant valorisé à hauteur de 250000€ et cofinancé à 45% par l'Europe, dans le cadre des demandes de co-financements FEDER pour 112500€
Le projet initial de valorisation culturelle du patrimoine industriel commun de la Grande Région est donc renforcé, sur la partie évènementielle en proposant donc l'ajout de deux dates supplémentaires au circuit initial de bus autant que par la création de RDV complémentaires sur le site TCRM Blida avant de fêter le retour de la navette voyager sur le site en juin 2015.
Cette seconde valorisation du projet est éligible à une subvention exceptionnelle de 45000€ supplémentaires dans le cadre du financement européen FEDER. On ne peut que se réjouir de ces financements européens, jadis naguère inexistants ou trop rares et dont d'autres États, Régions et Villes d'Europe ont su profiter bien mieux que nous depuis ses balbutiements.

A un moment de crise financière qui continue d'exiger des choix cornéliens, il s'agit, chaque fois que possible, de diversifier nos recettes pour continuer de protéger et d'enrichir un vivre ensemble écorché de façon chronique. Ce projet culturel le permet heureusement et, qui plus est aidé, à effort égal, de l'Europe. Puisse cet effort devenir constant ! Cette Europe toujours si critiquée poursuit obstinément la réalisation des buts qu'on lui connait, celui de la paix et de la solidarité entre tous les peuples d'Europe, sans oublier son volontarisme pour le monde. Cette Europe qui sera bel et bien au cœur de l'organisation de la vie publique de l'ALCA et de la Grande Région.   

Si cette centaine de milliers d'euros est la très bienvenue sur cette action, elle n'est qu'une goutte d'eau parmi les 83 programmes européens en action en France dont 15,5 milliards de fonds FEDER/FSE dont la Lorraine bénéficient de près de 807 934 660€ et près de 139 802 646€ pour INTERREG et la coopération concrète des villes de cette même Grande Région d'ici 2020.

Cela concerne la Culture mais également les PME, les laboratoires de recherche, les associations, les chambres consulaires, les établissements publics, les centres de formation, les universités, nous, les collectivités locales, mais aussi, en fonction des mesures concernées : les bailleurs sociaux, les exploitants miniers, les sociétés d’économie mixte, les offices de tourisme, etc. Plus de 1 200 porteurs de projets ont déjà ainsi été soutenus par l’Europe et la Région Lorraine pour des actions s’inscrivant pleinement dans cette logique commune de développement du territoire régional.

Notre Ville a déjà un présent culturel remarquable qui le sera davantage dans le contexte territorial nouveau, à condition d'inclure tous les deniers de l'Europe éligibles et se rapprocher de nous tous.

A TCRM Blida, Malraux aurait aussi dit que "l'Art, c'est le plus court chemin de l'homme à l'homme". 

Ce chemin difficile de soi vers soi et de soi vers l'autre, ce chemin de fraternité a été emprunté par Metz et sans peur.

NDO